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On note de fortes disparités selon la taille de l'entreprise. Ainsi, les plus grandes entreprises d'au moins 250 salariés sont 85% à avoir un site internet. Ces sites sont peu orientés vers la commercialisation : 69 % présentent un catalogue ou une liste de prix, mais seulement 24 % offrent la possibilité de commander ou réserver des produits ou des prestations. On note qu'en janvier 2008, 11 % permettent un paiement en ligne, contre 4 % en janvier 2007. Autre information : 21 % des sites d'entreprises gèrent des offres ou des demandes d'emploi, surtout dans les grandes entreprises et dans les secteurs financiers ou liés aux technologies de l'information et de la communication.
>> Consulter l'étude : Les sites web des entreprises : présenter ses produits et gérer des offres d'emploi sur www.insee.fr
En 2005, Sun multiplie les annonces aux développeurs avec l'ouverture de son système d'exploitation Solaris, de son logiciel JSAS (Java System Application Server Platform Edition) basé sur Java, et la création de la suite Open Office. Il annonce également sa collaboration au projet Xen, un logiciel libre de virtualisation.
En Septembre 2006, James Gosling, concepteur du langage Java et vice-Président de Sun, écrit une lettre à la communauté annonçant qu'il est temps de rendre les implémentations de J2SE et J2ME Open Source. Java SE (JDK) et Java ME passent alors en licence GPLv2.
Trois communautés sont aujourd'hui actives autour de Java Open Source. Le projet GlassFish est un serveur d'applications Open Source compatible J2EE et certifié Java EE 5 (il intègre les normes EJB3, JPA, JSF...). OpenJDK est la version libre de Java, ce qui induit que ses dépendances aussi sont libres : bibliothèques, compilateur... Il contient la machine virtuelle HotSpot et le compilateur Java (Javac). Il intègre maintenant le compilateur GCJ et les bibliothèques GNU Classpath. Enfin, le projet Mobile & Embedded porte sur le développement d'applications Java ME Open Source pour les mobiles.
Java Open Source intégré dans les distributions Linux
D'après Barton George, manager de la stratégie GNU/Linux, Sun voudrait désormais voir ses logiciels intégrés dans les distributions principales GNU/Linux. Pour cela, l'entreprise travaille à rendre son code totalement Open Source. Red Hat collabore avec Sun au projet IcedTea qui consiste à "nettoyer" le code d'OpenJDK de toute partie soumise à une licence. OpenJDK sera alors utilisable sans avoir besoin d'autres logiciels propriétaires et Red Hat pourra l'ajouter à sa distribution Fedora. Aujourd'hui, il ne resterait que 4% du code à passer en Open Source.
Sun collabore avec les communautés Ubuntu et Fedora pour embarquer son environnement de développement dans ces distributions. OpenJDK est déjà distribué dans la version Hardy Heron d'Ubuntu. Le groupe discute également avec les représentants des projets Debian et OpenSUSE en vue d'un accord équivalent. L'objectif est de sortir des distributions comprenant GlassFish, le framework Netbeans et OpenJDK. GlassFish est déjà inclus dans certaines distributions Debian, et Sun voudrait qu'il le soit dans toutes les versions.
Dans le même temps, d'autres projets Open Source voient le jour chez Sun. Fin 2007, le groupe lance xVM Server. Cette plate-forme gratuite de virtualisation et d'administration de centre de données exploite une partie du code développé par la communauté Xen, et est disponible sous OpenSolaris. En février 2008, Sun a acquis MySQL AB, éditeur du serveur de bases de données MySQL. Il a ensuite acheté Innotek, spécialiste de solutions de virtualisation, éditeur de la Virtual Box pour la virtualisation x86.
En mars 2008, Sun annonçait un partenariat autour du logiciel de sauvegarde Open Source Zmanda. L'entreprise souhaite renforcer ce genre d'affiliations. En mai 2008, la première version officielle d'OpenSolaris est sortie. Ce système d'exploitation rassemble plusieurs communautés Sun et de développeurs tiers (FUSE,...) pour favoriser la création de nouveaux produits autour d'OpenSolaris.
Une stratégie logicielle centrée sur le service
En élargissant son écosystème, Sun espère ainsi favoriser le développement d'applications communautaires. La distribution des produits Open Source est gratuite mais favorise les activités de la société sur le front du matériel et des services : achat de serveurs, support, formations, certifications... L'Open Source permettant aussi de développer des versions entreprises et des outils de maintenance payants.
La stratégie de Sun rappelle celle d'IBM qui développa des outils Open Source comme Eclipse, Lotus Symphony, ou encore celle de Novell avec OpenSUSE et Mono. Une politique qui ne nécessite pas forcément de recruter de nouvelles équipes - l'Open Source fonctionnant avec les communautés, et qui peut s'avérer payante.
La plate-forme Eclipse est un environnement de développement très apprécié par les communautés. De nombreuses entreprises participent à ce projet en développant des plug-ins et des modules complémentaires. Aujourd'hui, 46% des contributeurs Eclipse travaillent à plein temps chez IBM, ce qui représente plus de 400 personnes.
Dévoilée la semaine dernière, Ganymède couvre la version 3.4 d'Eclipse SDK. Elle propose un gestionnaire de plug-ins (P2) avec un installateur, une navigation via train (Breadcrumb ou fil d'ariane), un nouveau refactoring (Extract Class), le support du CLDC (Connected Limited Device Configuration) 1.1, et la gestion des processeurs multicoeurs lors de la compilation. Un référentiel liste les plug-ins en cours d'exécution et leurs états. Un autre plug-in Subversive intègre le support de SVN dans Eclipse.
SWT dispose de nouveaux templates, du support de Linux GTK (librairie pour le développement d'interfaces graphiques en langage C), du support de Windows 64 bits, des régions (composants non rectangulaires) et de XULRunner 1.9 pour le navigateur. Les Shells peuvent désormais être affichés en plein écran.
Un environnement complet pour les applications d'entreprises
WTP (Web Tools Platform) 3.0 propose un nouveau wizard de création dans J2EE pour EJB 3.0 Message Driven Bean, le support d'EclipseLink par Dali pour JPA Tools et des wizards pour JPA (New Entity, New mapping file...). Un éditeur graphique permet la création de fichiers de configuration de l'unité persistante (fichiers persistence.xml), TagRegistry liste les tags JSF et les converters utilisés par un projet, et l'arbre de composants d'une page JSF (JSP ou XHTML) dispose d'une vue approximant. WTP 3.0 ajoute le support d'Apache Trinidad, des wizards pour créer des servlets, des filters, des listeners et desTags. WTP 3.0 supporte Jetty, un moteur de servlets Java.
L'environnement de développement CDT (C/C++ Developement Tools) 5.0 pour Eclipse a été optimisé pour les templates et les spécificités du C++. Un support des macros et un framework de refactoring permettent l'ajout d'autres refactorings.
Mylyn est un outil centré sur le partage des tâches. La version 3.0 corrige des bugs, ajoute des fonctionnalités, en améliore d'autres et optimise les performances. L'API des connecteurs a été complètement réécrite pour simplifier la création.
DTP (Eclipse Data Tools Platform) 1.6 permet de visualiser et de manipuler le contenu d'une base de données relationnelle sous Eclipse. Un éditeur graphique de requêtes SQL a été ajouté, les tâches de création de définition de pilotes et de profils ont été simplifiées. L'IHM a également été améliorée.
Ganymede propose de nombreux frameworks
TPTP (Test and Performance Tools Platform) est un framework pour le suivi de la consommation de mémoire et du CPU des applications. ECF (Eclipse Communications Framework) propose une infrastructure qui ajoute une couche communication à Eclipse (chat, échange de fichiers, travail simultané sur un même fichier...).
DSDP (Device Software Development Platform) est la plate-forme Eclipse spécifiquement conçue pour les équipements connectés. Ganymede y ajoute Device Debugging (DSDP - DD) pour le débogage dans les systèmes embarqués, Native Application Builder (DSDP - NAB) pour créer des IHM sur différents appareils et Target Management (DSDP - TM) qui est un explorateur distant utilisant SSH.
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